Lutter contre les discriminations...
04/10/2007
Ce matin, à Paris, à la bibliothèque nationale de France, j'ai ouvert le premier Forum européen contre les discriminations lancé à l'initiative du CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale) avec comme partenaires la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité. Son président Louis Schweitzer était à mes côtés) et l'ACSE (Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des chances).
Je me suis beaucoup investi dans la préparation de ce forum dont je ne voulais surtout pas qu'il soit une journée pour philosopher. Il ne l'a pas été. De Barcelone à Amsterdam, des élus, des fonctionnaires sont venus pour témoigner, partager leur expérience, trouver ensemble de nouvelles solutions concrètes, adaptables, opérationnelles afin que les collectivités soient vraiment exemplaires au quotidien dans la lutte contre toute forme de discriminations. Ce combat est une urgence qui ne souffre ni de l'excuse de l'ignorance ni de celle de la méconnaissance. C'est pour cela que tous les cadres, les agents du service public doivent d'abord être sensibilisés, puis formés pour avoir une vraie prise de conscience de ce sujet. L'égalité est au cœur de l'idéal républicain, la diversité pour moi un enjeu majeur au cœur des collectivités. Cette journée de réflexion, j'en suis sûr, en appellera d'autres.
Je me suis beaucoup investi dans la préparation de ce forum dont je ne voulais surtout pas qu'il soit une journée pour philosopher. Il ne l'a pas été. De Barcelone à Amsterdam, des élus, des fonctionnaires sont venus pour témoigner, partager leur expérience, trouver ensemble de nouvelles solutions concrètes, adaptables, opérationnelles afin que les collectivités soient vraiment exemplaires au quotidien dans la lutte contre toute forme de discriminations. Ce combat est une urgence qui ne souffre ni de l'excuse de l'ignorance ni de celle de la méconnaissance. C'est pour cela que tous les cadres, les agents du service public doivent d'abord être sensibilisés, puis formés pour avoir une vraie prise de conscience de ce sujet. L'égalité est au cœur de l'idéal républicain, la diversité pour moi un enjeu majeur au cœur des collectivités. Cette journée de réflexion, j'en suis sûr, en appellera d'autres.
Rendez-vous à l'Elysée !
02/08/2007
Décidément le monde est petit ! J'avais rendez-vous hier après-midi avec Nicolas Sarkozy et qui arrive en même temps que moi à l'Elysée ? Patrick Bruel ! Samedi il était à Nancy dans le cadre des Nuits de Stan et y a fait un triomphe. 30.000 personnes à la Pépinière pour l'applaudir, une ambiance de fête (bravo au passage à Patrick Baudot et son équipe pour l'organisation) ! Je me suis dit à ce moment-là que bien des fans auraient aimé être à ma place n'est-ce pas… et Patrick (Bruel) de me confier son enthousiasme pour Nancy, la beauté de la Place Stanislas, la chaleur de l'accueil…
Voilà notre Président qui arrive, en pleine forme à quelques heures de ses vacances. Il consulte les partis politiques en vue de la prochaine réforme des institutions. Donc le Parti Radical. Jean-Louis Borloo me rejoint, ensemble nous soulignons en particulier l'importance que nous attachons à une dose de proportionnelle à l'Assemblée Nationale. C'est légitime et juste que tous les partis y soient représentés, que le débat ait lieu à l'intérieur de l'hémicycle plutôt que dans la rue. La discussion se poursuit détendue, chaleureuse. L'Europe, l'ouverture… le Radical que je suis est évidemment ravi et le dit. « A Nancy, c'est vrai que tu as été un précurseur en matière d'ouverture ! » sourit Nicolas, n'ignorant pas bien sûr qu'à plusieurs reprises des responsables socialistes ou radicaux de gauche avaient rejoint la liste que je conduisais pour les municipales. « Une démocratie vivante c'est faire travailler ensemble les meilleurs. » ajoute-t-il . Et nous retrouvons les majorités d'idées chères au Parti Radical ! Mais de cela je sens que nous reparlerons cet hiver… En attendant, bonnes vacances à vous tous !
Voilà notre Président qui arrive, en pleine forme à quelques heures de ses vacances. Il consulte les partis politiques en vue de la prochaine réforme des institutions. Donc le Parti Radical. Jean-Louis Borloo me rejoint, ensemble nous soulignons en particulier l'importance que nous attachons à une dose de proportionnelle à l'Assemblée Nationale. C'est légitime et juste que tous les partis y soient représentés, que le débat ait lieu à l'intérieur de l'hémicycle plutôt que dans la rue. La discussion se poursuit détendue, chaleureuse. L'Europe, l'ouverture… le Radical que je suis est évidemment ravi et le dit. « A Nancy, c'est vrai que tu as été un précurseur en matière d'ouverture ! » sourit Nicolas, n'ignorant pas bien sûr qu'à plusieurs reprises des responsables socialistes ou radicaux de gauche avaient rejoint la liste que je conduisais pour les municipales. « Une démocratie vivante c'est faire travailler ensemble les meilleurs. » ajoute-t-il . Et nous retrouvons les majorités d'idées chères au Parti Radical ! Mais de cela je sens que nous reparlerons cet hiver… En attendant, bonnes vacances à vous tous !
Une journée symbolique
17/05/2007
Les premiers mots, les premiers gestes d'un nouveau Président de la République sont toujours symboliques. Ceux de Nicolas Sarkozy hier l'ont été particulièrement et je sais que restera ancré dans le cœur des français ce moment de communion, d'émotion, de respect que nous avons tous ensemble ressenti lors de la cérémonie au monument de la Cascade du Bois de Boulogne.
L'hommage à la mémoire de 35 jeunes résistants fusillés en août 44. La dernière lettre de Guy Môquet, ce texte poignant qui sera lu dans les lycées afin que les sacrifices de tant de résistants conduisent à rappeler les valeurs, l'idéal qui guident notre pays.
Puis dans la même journée, comme si Nicolas Sarkozy nous faisait parcourir 65 ans d'histoire en quelques heures, des périodes les plus noires à la paix et à l'avenir, le voyage éclair en Allemagne pour relancer la place de la France dans la construction européenne, l'axe franco-allemand.
Une démarche de rassemblement forte de sens, forte de la grandeur de la République dont beaucoup de nancéiens rencontrés tout au long de ce jeudi m'ont parlé. Nicolas Sarkozy est le premier Président d'une génération qui n'a pas connu la guerre. En l'entendant s'exprimer hier après-midi, j'ai repensé au si important discours du Vel d'Hiv sur la responsabilité de l'Etat français qu'avait fait Jacques Chirac et je me suis dit que là aussi, et c'était bien, le témoin était passé...
L'hommage à la mémoire de 35 jeunes résistants fusillés en août 44. La dernière lettre de Guy Môquet, ce texte poignant qui sera lu dans les lycées afin que les sacrifices de tant de résistants conduisent à rappeler les valeurs, l'idéal qui guident notre pays.
Puis dans la même journée, comme si Nicolas Sarkozy nous faisait parcourir 65 ans d'histoire en quelques heures, des périodes les plus noires à la paix et à l'avenir, le voyage éclair en Allemagne pour relancer la place de la France dans la construction européenne, l'axe franco-allemand.
Une démarche de rassemblement forte de sens, forte de la grandeur de la République dont beaucoup de nancéiens rencontrés tout au long de ce jeudi m'ont parlé. Nicolas Sarkozy est le premier Président d'une génération qui n'a pas connu la guerre. En l'entendant s'exprimer hier après-midi, j'ai repensé au si important discours du Vel d'Hiv sur la responsabilité de l'Etat français qu'avait fait Jacques Chirac et je me suis dit que là aussi, et c'était bien, le témoin était passé...
L'honneur et le courage de Geremek
29/04/2007
J'ai beaucoup d'amitié, de respect, d'admiration pour Bronislaw Geremek. Cet historien, qui a été avec Lech Walesa le symbole du combat de Solidarnosc contre le régime communiste en Pologne dans les années 1980, est l'une des consciences de notre temps. Lui, qui a grandi jusqu'en 1943 dans le ghetto de Varsovie, dont le père est mort à Auschwitz, est devenu par amour pour notre pays ce professeur, spécialiste international du Moyen-âge écrivant (en français bien sûr) de nombreux livres devenus référence sur la pauvreté, l'exclusion, les mentalités de cette époque en France. Ancien ministre des Affaires étrangères de Pologne, il est l'un des députés européens les plus écoutés, emblématique d'une Europe unie, libre, démocratique pour laquelle il se bat. Il est aujourd'hui menacé d'être déchu de son mandat par la commission électorale polonaise des jumeaux Kaczynski car il refuse de signer la déclaration humiliante de «lustration» qu'on lui demande. Lisez à la Une du Monde du vendredi 27 avril sa longue lettre titrée "Pourquoi je refuse". Le quotidien du soir dans son éditorial "L'honneur polonais" la compare au «J'accuse» de Zola.
La désobéissance, avoir le pouvoir, le courage de dire non est l'un des actes majeurs de tout homme libre. Par son histoire, la Pologne aux yeux du monde a toujours incarné le pays qui se révolte face aux partages et aux pires abominations. La décision de Bronislaw Geremek non seulement fait honneur à la Pologne mais aussi j'en suis sûr renforcera l'esprit démocratique partout en Europe.
Je connais depuis longtemps Bronislaw Geremek. Il est un ami de Nancy. En septembre dernier, c'est à lui que j'avais demandé de présider le prix Livres et droits de l'homme que j'ai initié dans le cadre du Livre sur la Place. Nous avions ensemble évoqué ses espoirs, ses craintes aussi pour l'avenir de son pays. Je le soutiens, nous devons tous le soutenir. Le Nouvel Obs vient de lancer une pétition que j'ai signée bien sûr, signez-la vous aussi…
La désobéissance, avoir le pouvoir, le courage de dire non est l'un des actes majeurs de tout homme libre. Par son histoire, la Pologne aux yeux du monde a toujours incarné le pays qui se révolte face aux partages et aux pires abominations. La décision de Bronislaw Geremek non seulement fait honneur à la Pologne mais aussi j'en suis sûr renforcera l'esprit démocratique partout en Europe.
Je connais depuis longtemps Bronislaw Geremek. Il est un ami de Nancy. En septembre dernier, c'est à lui que j'avais demandé de présider le prix Livres et droits de l'homme que j'ai initié dans le cadre du Livre sur la Place. Nous avions ensemble évoqué ses espoirs, ses craintes aussi pour l'avenir de son pays. Je le soutiens, nous devons tous le soutenir. Le Nouvel Obs vient de lancer une pétition que j'ai signée bien sûr, signez-la vous aussi…
L'Europe de Robert Schuman
25/03/2007
Un demi-siècle. L'Union européenne fête aujourd'hui le 50ème anniversaire du Traité de Rome. J'ai eu envie ce matin de me rendre à Scy-Chazelles, avec quelques amis politiques, avec des étudiants français et allemands de Sciences Po Nancy.
Scy-Chazelles, c'était le lieu de vie, de repos, d'écriture de celui qui a été l'un des pères de l'Europe, qui 5 ans après la fin de la 2éme guerre mondiale a, le premier, tendu la main aux ennemis d'hier : Robert Schuman. Un homme d'Etat, un grand patriote qui en jetant, en 1950, les bases du Traité créant la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier a été, avec Jean Monnet, l'initiateur de la réconciliation franco-allemande et a donc permis l'émergence de l'Europe des Six en 1957.
Lieu idéal que cette maison où vécut et mourut Robert Schuman pour réfléchir sur l'Europe. Pour d'abord redire qu'après des siècles de guerre –et la Lorraine en a tellement souffert- l'Europe nous a apporté la paix. Cela, il ne faut jamais l'oublier.
L'Europe, lorsque j'étais étudiant en médecine, j'avais déjà pour elle des convictions fortes. Je me battais alors pour l'élection du Parlement européen au suffrage universel. Et nous n'étions pas très nombreux ! C'est loin, je le reconnais volontiers, mais aujourd'hui cette étape est (heureusement) franchie et le parlement européen a un réel pouvoir !
Alors certes, l'Europe n'est pas parfaite. Certes, on sait mal en parler, mal l'expliquer, mais elle est pourtant la plus grande ambition pour permettre aux jeunes de vivre leur avenir avec plus de sécurité, de progrès face aux risques de la mondialisation.
En 2005, l'Europe a trébuché avec le référendum français. Il faut bien sûr tenir compte de ce vote et arriver à trouver avec pragmatisme, avec l'appui de nos amis européens, non pas les réponses à toutes les solutions imaginées dans le premier traité, mais la meilleure façon pour les 27 pays de gouverner ensemble. Donnons-nous 2 ans pour cela. J'ai confiance.
Scy-Chazelles, c'était le lieu de vie, de repos, d'écriture de celui qui a été l'un des pères de l'Europe, qui 5 ans après la fin de la 2éme guerre mondiale a, le premier, tendu la main aux ennemis d'hier : Robert Schuman. Un homme d'Etat, un grand patriote qui en jetant, en 1950, les bases du Traité créant la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier a été, avec Jean Monnet, l'initiateur de la réconciliation franco-allemande et a donc permis l'émergence de l'Europe des Six en 1957.
Lieu idéal que cette maison où vécut et mourut Robert Schuman pour réfléchir sur l'Europe. Pour d'abord redire qu'après des siècles de guerre –et la Lorraine en a tellement souffert- l'Europe nous a apporté la paix. Cela, il ne faut jamais l'oublier.
L'Europe, lorsque j'étais étudiant en médecine, j'avais déjà pour elle des convictions fortes. Je me battais alors pour l'élection du Parlement européen au suffrage universel. Et nous n'étions pas très nombreux ! C'est loin, je le reconnais volontiers, mais aujourd'hui cette étape est (heureusement) franchie et le parlement européen a un réel pouvoir !
Alors certes, l'Europe n'est pas parfaite. Certes, on sait mal en parler, mal l'expliquer, mais elle est pourtant la plus grande ambition pour permettre aux jeunes de vivre leur avenir avec plus de sécurité, de progrès face aux risques de la mondialisation.
En 2005, l'Europe a trébuché avec le référendum français. Il faut bien sûr tenir compte de ce vote et arriver à trouver avec pragmatisme, avec l'appui de nos amis européens, non pas les réponses à toutes les solutions imaginées dans le premier traité, mais la meilleure façon pour les 27 pays de gouverner ensemble. Donnons-nous 2 ans pour cela. J'ai confiance.
L'interdiction de la peine de mort dans la Constitution
30/01/2007
Le Président de la République souhaite que soit inscrite dans la Constitution l'interdiction de la peine de mort afin qu'aucune loi ne puisse en annuler le principe. J'y suis d'autant plus favorable qu'en 1981, j'étais parmi les députés peu nombreux dans l'opposition à avoir voté le texte que rapportait Robert Badinter devant le Parlement. Je l'avais fait en conscience, en sachant que je participais à un moment décisif de l'évolution des mœurs de notre pays et j'en garde, pourquoi ne pas le dire, une vraie fierté.
Que de chemin parcouru depuis ce débat digne, solennel. L'opinion était défavorable, la controverse forte dans le pays. Mais la décision était bonne. La majorité des français partage, je le crois, désormais largement cette analyse et l'on voit sur le plan international progresser le nombre de pays supprimant la peine de mort.
Aujourd'hui, je suis très heureux de voir un ami, Claude Gaillard, monter à la tribune de l'Assemblée nationale et rapporter sur cette question avant le congrès de Versailles. Claude est un humaniste, un homme de cœur, juste, et cette responsabilité vient couronner une superbe carrière parlementaire.
Que de chemin parcouru depuis ce débat digne, solennel. L'opinion était défavorable, la controverse forte dans le pays. Mais la décision était bonne. La majorité des français partage, je le crois, désormais largement cette analyse et l'on voit sur le plan international progresser le nombre de pays supprimant la peine de mort.
Aujourd'hui, je suis très heureux de voir un ami, Claude Gaillard, monter à la tribune de l'Assemblée nationale et rapporter sur cette question avant le congrès de Versailles. Claude est un humaniste, un homme de cœur, juste, et cette responsabilité vient couronner une superbe carrière parlementaire.
Justes : l'hommage et le respect de la Nation
18/01/2007
Une cérémonie poignante aujourd'hui au Panthéon pour rendre hommage aux Justes, à celles et ceux qui pendant la guerre ont pris tous les risques pour sauver des juifs de la déportation, de la barbarie nazie. Ils l'ont fait simplement parce que c'était leur devoir de fraternité, leur conscience. J'ai un infini respect pour eux.
A Nancy, il y a ces 7 policiers qui n'ont pas hésité à désobéir aux ordres pour aller dans la nuit prévenir tant de familles juives qu'elles allaient être arrêtées. Ils incarnent cette France que l'on aime. Mais il y a aussi tant d'autres Justes dans notre région, connus ou anonymes.
A chaque fois que j'ai pu à l'Hôtel de Ville honorer des Justes ou leurs familles, comme lors de l'inauguration avec Simone Veil de la Place des Justes de Nancy, (j'ai une pensée pour Gérard Blum) ou aujourd'hui avec cette reconnaissance nationale au Panthéon, je ressens la même émotion. L'émotion qui étreint devant une exceptionnelle leçon d'humanisme, de courage, de résistance de celles et de ceux qui dans la période la plus noire de notre pays, avec humilité, discrétion se sont dressés, ont pris conscience, et représentent ainsi l'Homme dans ce qu'il a de plus fort, de plus universel.
Voici le très beau texte de la plaque dévoilé au Panthéon par Simone Veil et Jacques Chirac : « Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d'occupation, des lumières par milliers refusèrent de s'éteindre. Nommés Justes parmi les nations ou restés anonymes, des femmes et des hommes de toutes origines et de toutes conditions ont sauvé des juifs des persécutions antisémites et des camps d'extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l'Honneur de la France, ses valeurs de Justice, de Tolérance et d'Humanité ».
A Nancy, il y a ces 7 policiers qui n'ont pas hésité à désobéir aux ordres pour aller dans la nuit prévenir tant de familles juives qu'elles allaient être arrêtées. Ils incarnent cette France que l'on aime. Mais il y a aussi tant d'autres Justes dans notre région, connus ou anonymes.
A chaque fois que j'ai pu à l'Hôtel de Ville honorer des Justes ou leurs familles, comme lors de l'inauguration avec Simone Veil de la Place des Justes de Nancy, (j'ai une pensée pour Gérard Blum) ou aujourd'hui avec cette reconnaissance nationale au Panthéon, je ressens la même émotion. L'émotion qui étreint devant une exceptionnelle leçon d'humanisme, de courage, de résistance de celles et de ceux qui dans la période la plus noire de notre pays, avec humilité, discrétion se sont dressés, ont pris conscience, et représentent ainsi l'Homme dans ce qu'il a de plus fort, de plus universel.
Voici le très beau texte de la plaque dévoilé au Panthéon par Simone Veil et Jacques Chirac : « Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d'occupation, des lumières par milliers refusèrent de s'éteindre. Nommés Justes parmi les nations ou restés anonymes, des femmes et des hommes de toutes origines et de toutes conditions ont sauvé des juifs des persécutions antisémites et des camps d'extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l'Honneur de la France, ses valeurs de Justice, de Tolérance et d'Humanité ».
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