Le blog d'Andre Rossinot

La lettre sur le quai  06/07/2007


La lettre sur le quai
Cher Amis "blogueurs-voyageurs", à la suite de l'article que j'ai écrit sur la Magistrale, vous avez posté de nombreux commentaires relatifs aux dysfonctionnements apparus depuis la mise en service du TGV Est… Je les ai tous lus avec grand intérêt et je vous en remercie…
Cela fera, en effet, bientôt un mois que l'exploitation commerciale du TGV Est a débuté. Sa mise en service correspond, pour les Nancéiens, comme pour tous les Lorrains et habitants du Grand Est, à l'aboutissement d'une longue attente. Il n'est donc pas surprenant que le TGV Est ait remporté, dès les premiers jours, un si vif succès amplifié par la mise en vente massive de billets à tarifs exceptionnels.
Or, nous le voyons tous, et j'en suis pleinement conscient, les premières semaines d'exploitation mettent à jour plusieurs sujets de préoccupation. Il apparaît clairement que l'offre de dessertes, de et vers la Lorraine, est bien en deçà de la demande enregistrée depuis le 10 juin et de celle que la rentrée ne manquera pas de générer. La saturation des rames TGV renvoie un nombre croissant d'usagers vers la recherche d'autres solutions pour organiser leurs déplacements ce qui génère pour eux des désagréments inacceptables…
Aussi, le renforcement du nombre de dessertes quotidiennes, de 8 à 10, sur la ligne Paris-Nancy, ainsi que le doublement des rames aux heures de pointe, doivent-ils être engagés au plus vite. De même, il me semble urgent de prévoir rapidement, une augmentation de leur fréquence, plus particulièrement afin de bénéficier d'une desserte TGV, de Paris à Nancy, après 19 h 30. Par ailleurs, avec le franchissement de la barre des 100 euros, le prix des billets constitue un obstacle à court terme pour le bon développement de la ligne, que les efforts consentis en matière de tarification promotionnelle ou réduite, ne sauraient compenser.
Anne-Marie-Idrac, Présidente de la SNCF, et Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat chargé des Transports, ont pris cet après-midi le TGV en gare de Nancy pour rejoindre et visiter le centre de commande à distance des TGV Est. Ça m'a semblé bien sûr évident d'aller à leur rencontre sur le quai pour me faire, de vive voix, le relais de vos légitimes préoccupations et leur remettre en mains propres un courrier dans lequel je leur demande d'apporter des réponses rapides et concrètes aux usagers du TGV Est pour offrir un service que nous souhaitons tous irréprochable…


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Il était « la voix des sans voix »...  22/01/2007


Il était « la voix des sans voix »...
L'Abbé Pierre faisait partie de nos vies depuis cet hiver 1954 où sa voix a résonné sur les ondes. Depuis, il était devenu tout pour ceux qui n'ont rien. Leur lumière, leur espoir... Je le connaissais peu. Il était venu à Nancy en 1996 pour soutenir au Zénith le « Bal des exclus », un spectacle avec Michael Lonsdale (photo) qui évoquait les débuts de la communauté Emmaüs qu'il avait créée, les premiers compagnons.
Nous avions dîné l'un à côté de l'autre. Il avait 83 ans, paraissait si fatigué. Pourtant, il était infatigable dès qu'il fallait réveiller nos consciences, soutenir les plus faibles. L'indifférence lui était insupportable, sa bonté immense. Nous avons parlé, je m'en souviens encore, de son « parachutage » à Nancy. Un prêtre à l'Assemblée nationale, il s'amusait toujours de la surprise que cela avait provoquée ! Et puis il y avait la rue Désilles où il avait habité, le quartier d'Haussonville qui lui tenait à cœur. Le lien avec Jean Prouvé. Il avait sollicité le grand architecte nancéien pour imaginer des logements d'urgence, une « maison des jours meilleurs ». L'Abbé Pierre aimait à dire que « la vie, c'est un peu de temps donné pour apprendre à aimer ». Il a tellement donné, tellement aimé les autres. Comme tous les Français, je ressens une profonde tristesse aujourd'hui.


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Iran : l'indigne et honteuse conférence  13/12/2006


Inauguration le 27 janvier 2005 de l'exposition du pavillon français du musée-mémorial d'Auschwitz
Inauguration le 27 janvier 2005 de l'exposition du pavillon français du musée-mémorial d'Auschwitz
Les autorités iraniennes viennent de franchir un pas de plus dans la provocation et l'ignominie en organisant à Téhéran une inacceptable pseudo conférence sur l'Holocauste, niant la Shoah, les millions de vies brisées, anéanties dans la nuit des camps.
Ne pas reconnaître la souffrance et la tentative d'extermination d'un peuple par le régime nazi est pour le président iranien, volontairement faire preuve d'une cécité criminelle. Celle-ci a un seul but, une seule stratégie qui fait frémir : faire passer les victimes pour les bourreaux.
Le 27 janvier 2005, à Auschwitz, je faisais partie de la délégation française conduite par Jacques Chirac qui, autour de Simone Veil, commémorait, aux côtés de tant de pays, le 60ème anniversaire de la libération du camp. La fin de ce qui fut l'horreur absolue et qui restera une période infamante, une déchirure profonde dans l'histoire des Hommes.
Les mots n'existent plus, aucun n'est assez fort à Auschwitz pour décrire ce que l'on ressent lorsque dans le silence et le froid résonne le témoignage de ceux qui sont sortis de l'enfer. Ce que l'on ressent aussi devant les bâtiments sinistres, effroyables où le mal s'est incarné, où tant d'ombres semblent aujourd'hui encore nous interroger sur l'aveuglement de notre monde…
Témoigner, transmettre la vérité est une exigence et pour moi, un devoir absolu de justice et de respect de la dignité humaine. Devant toute tentative de révisionnisme, il me vient à la fois un dégoût profond mais aussi l'envie de me battre encore plus pour que l'on n'oublie pas.


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Feyenoord : décevante sanction…  09/12/2006


Feyenoord : décevante sanction…
Feyenhoord ne sera pas exclu, même temporairement, de la Coupe d'Europe de football. La commission de discipline de l'UEFA a tranché. À la suite de la violence et des débordements de ses supporters le 30 novembre dernier à Nancy, le club de Rotterdam se voit infliger…deux matches à huis clos, de surcroît avec sursis !
Une sanction légère face au traumatisme infligé aux nancéiens, aux commerçants, aux supporters – irréprochables eux – de l'ASNL… Une sanction surtout légère si l'on veut vraiment donner un coup d'arrêt au hooliganisme qui trahit le football et l'esprit sportif.
Certes les dégâts causés dans le stade Marcel Picot seront remboursés par les néerlandais. Mais d'autres frais, nous le savons bien, resteront à la charge du contribuable et à celle des commerçants touchés dans une période économiquement importante pour eux.
Je vais renouveler mon interpellation auprès des gouvernements français et de ceux des autres pays européens pour qu'ils prennent ensemble des mesures fortes, efficaces, afin de mettre fin à de tels agissements... Le football mérite tellement mieux que cela.


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La fête gâchée…  01/12/2006


La fête gâchée…
Un grand bravo d'abord à l'ASNL, aux joueurs, qui, malgré la tension palpable dans les gradins dès le début du match, ont magnifiquement joué et se sont qualifiés pour les 16èmes de finale pour la coupe de l'UEFA.
J'ai envie de dire le même bravo aux supporters nancéiens irréprochables, chaleureusement solidaires, unis, partageant impuissants la panique des familles qui soudain ont vu déferler dans leur tribune, venant de briser les plexiglass de sécurité, des hooligans néerlandais déchainés.
Nous aimons tous le beau football, celui qui fédère, qui fait rêver, celui que nous donne de match en match notre équipe. Il n'y a pas de mots devant le comportement honteux des pseudo-supporters de Feyenoord si ce n'est l'écœurement, la tristesse, la colère.
Nous venons de vivre en direct un exemple de la violence insupportable, gratuite, que peuvent générer notre société, le monde actuel. Le non respect du droit. Plus de limites, plus de civisme. Il y a urgence à prendre des mesures drastiques au niveau des organisations sportives françaises et européennes, urgence à appliquer des sanctions fortes pour arrêter ces comportements.
Des commerçants de Nancy, juste avant les fêtes, ont vu leurs vitrines brisées hier. Les nancéiens ont tous ressenti une inquiétude, une émotion, une peur, bien légitimes, devant ses hordes de Néerlandais bruyants, cannettes de bière à la main, dans les rues avec comme seul but non pas la passion du football mais celle de casser.
C'est inacceptable.


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Allez l'ASNL!  30/11/2006


Naturellement, je serai ce soir, en famille, au match pour soutenir l'ASNL, son équipe, ses dirigeants. Nous sommes tous fiers d'eux, de ces matches prestigieux qu'ils apportent à Nancy.
Mais, je suis aussi, il faut le dire, soucieux des risques. L'équipe hollandaise de Feyenoord possède certes à son palmarès plus de coupes d'Europe que l'ensemble du foot français mais certains de ses supporters sont aussi premiers en matière de hooliganisme.
Moi, ceux qui prennent le football comme un défouloir, je ne les appelle plus des supporters. Leur violence inacceptable porteuse d'une idéologie raciste, antisémite, n'a rien à voir avec le sport, avec son éthique comme règle de vie.
A 20h45, ensemble, supporters enthousiastes de l'ASNL, on va, je l'espère, partager un grand moment d'émotion.


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